Compostage

Lombricomposteur : comment fonctionne-t-il ?

Le 20 février 2021 — 4 minutes de lecture
lombricomposteur fonctionnement

Le composteur à vers, appelé aussi lombricomposteur ou vermicomposteur, est idéal pour créer un compost… sans avoir d’extérieur ! Une cour, un balcon, une terrasse. Le compost n’est pas en contact avec le sol et peut s’installer facilement même dans la maison. Contrairement aux idées reçues, il ne dégage aucune odeur désagréable s’il est entretenu comme il faut.

Pour comprendre les principes généraux du lombricomposteur, lisez la suite de cet article. Vous serez incollable sur le sujet !

Le contenant du lombricompostage

Les containers sont de formes très variables et peuvent convenir à tous les budgets. Certains les achètent tout prêts, d’autres sont les rois de la récupération et du système D : vieille poubelle (compostière type worwsery), bac unibox, frigolite (bac poissonnier), compostière ou encore construction maison en bois avec ou sans compartiment.

 Selon vos besoins et l’espace disponible, vous pouvez utiliser un contenant horizontal ou vertical avec des dimensions plus ou moins importantes. Le principe étant d’avoir un conteneur bien étanche et un couvercle.

Quel type de vers pour votre lombricomposteur ?

Vous pouvez utiliser deux types de vers, les Eisenia foetida (le vers de fumier ou tigré) et l’Eisenia andreï (le vers rouge). L’une est plus attirée par les déchets organiques de toutes sortes, la seconde par les déchets en décomposition plus avancés. Dans tous les cas, ce sont des vers de surface, c’est-à-dire qu’ils « travaillent » à 10 cm maximum de profondeur.

C’est pourquoi ils sont si petits et si fins. L’un et l’autre se complètent bien. Ils n’ont pas tout à fait le même régime alimentaire ni le même cycle de ponte ou de reproduction. Pour produire un meilleur composte, vous pouvez tout à fait utiliser les deux espèces dans la même compostière.

Les bons ingrédients pour un bon compost

Les deux paramètres à prendre en compte sont : l’aération et l’humidité. L’avantage avec ce type de compost, c’est que vous n’avez à gérer ni l’un ni l’autre. Les éléments travaillent en autonomie.

L’aération s’effectue tout simplement lorsque vous ouvrez le bac pour y déposer vos déchets. De plus, les vers aèrent la terre naturellement tout au long de leur vie. Votre terre est donc suffisamment aérée pour produire un compost de qualité.

L’humidité quant à elle a besoin d’un léger coup de pouce lors de l’installation. Vous allez apporter l’humidité avec des cartons mouillés par exemple. Puis, la simple condensation du bac fera le reste. Les gouttelettes d’eau vont s’accumuler sur le couvercle, puis ruisseler vers le fond d’elles même. Le taux d’humidité est donc totalement préservé sans aucune intervention de votre part.

La température

Le seul point important qui est de votre ressort, c’est la température. En effet, les périodes de gelée ou les températures trop hautes (en été, couvercle fermé, la température peut vite monter à 40 °C) peuvent être très compliquées à vivre pour vos vers. Ils ne résisteront pas longtemps à de telles conditions climatiques. Vous devez essayer de protéger votre composteur ou votre bac de ces écarts importants. Vous pouvez l’installer à la maison sans problème, c’est la solution la plus efficace pour maintenir votre lombricomposteur à 20° en moyenne.

Attention au rapport carbone azote

Votre compost, grâce à la décomposition de vos déchets, va produire beaucoup d’azote. En trop grande quantité, les matières organiques de vos déchets vont se transformer en pâte un peu gluante et odorante. C’est pourquoi vous devez équilibrer cet apport d’azote avec du carbone.

  1. Avoir un nombre suffisant de vers. C’est eux qui produiront une grande partie du carbone de votre composteur.
  2. Vous pouvez également l’apporter par vous-même grâce au carton (carton ondulé, boîte d’œuf, etc.). Les vers apprécieront cette attention, car ils s’y réfugient et y pondent leurs œufs. De plus, le carton absorbera l’excédent d’eau pour éviter l’effet bouilli.